L’année 2025 est prolifique en ponts que les salariés peuvent prendre grâce aux placements des jours fériés qui tombent souvent en semaine en 2025.
Pour 2026, c’est un peu moins favorable au niveau des ponts possibles, voir Jours de congé, fériés et ponts en 2026
(Voir également Calcul des jours de RTT en 2026 et Jours ouvrés et jours ouvrables )
En effet, 10 des 11 jours fériés tombaient en semaine.
En 2025, nous avions 5 grands ponts (Fête du travail, 8 mai 1945, jeudi de l’Ascension, l’Armistice et Noël), 4 petits ponts (lundi de Pâques, lundi de Pentecôte, Fête nationale et Assomption) tandis que le 1er et le 8 mai sont un jeudi.
Voici donc les jours fériés en 2025:
| Jour de l’an | Mercredi 1er janvier |
| Lundi de Pâques | Lundi 21 avril |
| Fête du travail | Jeudi 1er mai |
| 8 mai 1945 | Jeudi 8 mai |
| Jeudi de l’Ascension | Jeudi 29 mai |
| Lundi de Pentecôte | Lundi 9 juin |
| Fête nationale | Lundi 14 juillet |
| Assomption | Vendredi 15 août |
| La Toussaint | Samedi 1er novembre |
| Armistice | Mardi 11 novembre |
| Noël | Jeudi 25 décembre |
Et voici maintenant (source: Le Parisien) l’ « optimisation » des ponts possibles avec donc 59 jours de vacances (avec au moins 3 jours consécutifs) si on englobe les jours fériés en « posant » 25 jours aux alentours des jours fériés.

Si vous adorez tout planifier 🙂 les congés en 2026 sont indiqués ici.
Impact des jours fériés sur la paie et la DSN
Les jours fériés restent un point de vigilance en paie, car leur traitement dépend directement du contrat de travail et des dispositions conventionnelles applicables. Lorsqu’un salarié est habituellement amené à travailler un jour férié, sa rémunération ne se limite pas à son salaire habituel. Une majoration ou une indemnité spécifique s’ajoute, selon les règles prévues par la convention collective ou les usages en vigueur dans l’entreprise.
Sur le plan déclaratif, ces éléments ne doivent pas être traités de manière approximative. En DSN, les jours fériés s’intègrent dans les blocs de rémunération avec les codes adaptés, notamment via les codes type de personnel. Toute erreur de codification peut entraîner des incohérences entre la paie et les cotisations déclarées, avec des conséquences immédiates en cas de contrôle.
Depuis 2026, un point technique mérite une attention particulière. Le code CTP 430, relatif au repos compensateur, a été précisé dans le cahier technique DSN version 4.9. Cela concerne directement les entreprises qui gèrent des dispositifs de repos compensateur ou qui relèvent de régimes spécifiques, comme certains secteurs publics ou assimilés. Dans ces situations, une vérification fine des paramétrages DSN s’impose pour éviter les anomalies.
Par ailleurs, l’entrée en vigueur de la DSN de substitution depuis mars 2026 change la donne. L’URSSAF dispose désormais de la capacité de corriger certaines déclarations sans intervention de l’entreprise. Cette évolution peut sembler sécurisante, mais elle déplace en réalité le risque. Vous conservez la possibilité de contester ou de corriger ces ajustements, avec une échéance fixée au 23 mai 2026. Passé ce délai, les corrections s’imposent à vous.
En pratique, les erreurs liées aux jours fériés sont rarement isolées. Elles s’inscrivent souvent dans des problématiques plus larges de calcul d’assiette, de gestion des congés ou de paramétrage DSN. C’est précisément sur ces points que se concentrent la majorité des redressements.
Voir aussi Facturation en DSN, assiette de paie et congés payés : erreurs à éviter et sécurisation
Si vous avez un doute sur le traitement des jours fériés, sur leur impact en DSN ou sur la conformité globale de votre paie, il est préférable d’agir en amont. Cobham Solutions réalise des audits complets de vos bulletins de paie et de vos déclarations DSN afin d’identifier les incohérences et sécuriser vos pratiques.