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Cobham Solutions | Logiciel de conformité et performance en PAIE, DSN et RH

La validation des acquis de l’expérience (VAE)

La validation des acquis de l'expérience (VAE) est un outil incontournable pour les professionnels cherchant à obtenir une certification reconnue sans suivre un cursus classique. La VAE permet de valoriser des compétences acquises sur le terrain, qu'elles soient issues d'une activité professionnelle ou extra-professionnelle. En France, cette démarche est régie par des règles strictes et implique plusieurs étapes.

La validation des acquis de l'expérience (VAE) est un bon moyen de pousser des salariés à progresser dans leur intérêt et l'intérêt de l'entreprise !

Qui peut bénéficier de la VAE ?

La VAE est accessible sans durée minimale générale d’expérience. Les compétences acquises doivent correspondre à la certification visée ; elles peuvent provenir d’activités salariées, indépendantes, bénévoles ou d’autres expériences admises par le dispositif. L’ancien minimum d’un an et la limitation générale des formations sous tutorat à la moitié de l’expérience ne doivent plus être présentés comme des conditions universelles.

Les certifications accessibles via la VAE

Les certifications obtenues par la VAE peuvent être un diplôme, un titre professionnel délivré par l'État, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou encore un titre délivré par un organisme de formation ou une chambre consulaire. Toutes ces certifications doivent être inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ce qui garantit leur reconnaissance officielle. Il est important de noter que certaines professions, comme la médecine, sont exclues de ce dispositif pour des raisons de sécurité ou de santé publique.

La procédure de la VAE : étapes clés

La procédure dépend de la certification. Pour celles proposées sur France VAE, le candidat peut utiliser ce portail et être accompagné dans son parcours ; pour les autres, il se rapproche de l’organisme certificateur. L’examen de faisabilité ou de recevabilité et les justificatifs suivent les règles du parcours retenu. Ne présumez pas qu’un silence de deux mois vaut accord dans toutes les procédures.

Une fois la recevabilité confirmée, il est fortement conseillé de suivre un accompagnement. Ce soutien permet de bien structurer le dossier de validation et de préparer l’entretien avec le jury. L’accompagnement peut inclure une aide à la description des compétences, à la préparation d’une mise en situation professionnelle si nécessaire, ainsi qu’un appui pour la recherche de financement.

L’évaluation elle-même repose sur la constitution d’un dossier de validation où le candidat décrit ses activités, ses compétences et la façon dont elles correspondent aux référentiels de la certification. Un entretien avec un jury complète cette évaluation, et dans certains cas, une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée est exigée. Le jury peut alors proposer soit une validation totale (la certification est accordée), soit une validation partielle avec des compléments à réaliser, soit un refus si les compétences ne sont pas jugées suffisantes.

Financement et coûts de la VAE

Le coût d’une VAE peut varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment l’organisme certificateur et les frais d’accompagnement. Cependant, plusieurs options existent pour financer cette démarche. Les salariés peuvent mobiliser leur Compte Personnel de Formation (CPF), qui permet de couvrir tout ou partie des frais liés à la VAE.

L’employeur peut financer la VAE dans son plan de développement des compétences. Une prise en charge par l’OPCO peut être possible selon les règles et budgets applicables, notamment pour les entreprises de moins de 50 salariés ; elle n’est pas automatique.

Pour les demandeurs d’emploi, des aides spécifiques sont disponibles via France Travail ou les conseils régionaux. Ces aides couvrent non seulement les frais d’accompagnement, mais également ceux liés aux formations complémentaires en cas de validation partielle.

La VAE et le salarié

La VAE peut être réalisée à l’initiative du salarié ou de l’employeur.

La VAE nécessite l’accord du salarié. Pour les actions réalisées pendant le temps de travail, le congé VAE est de 48 heures par session d’évaluation, sauf durée plus favorable. La demande est adressée au moins 30 jours avant le début ; l’employeur répond dans les 15 jours calendaires. Son silence vaut accord. Un report pour raisons de service ne peut excéder un mois. La rémunération est maintenue pendant le congé, dans les conditions légales.

Un point important à noter est que l’employeur ne peut pas imposer une démarche de VAE à un salarié. Le refus de ce dernier ne constitue ni une faute, ni un motif de licenciement.

Les aides pour les demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi souhaitant se lancer dans une VAE peuvent bénéficier d’aides pour la prise en charge des frais liés à la démarche, y compris l’accompagnement et les formations complémentaires. Ces aides sont disponibles via France Travail et les conseils régionaux, à condition que la démarche s’inscrive dans le projet professionnel du candidat.

Sources de référence

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