En 2026, la France compte 11 jours fériés légaux.
3 tombent un vendredi — 1er mai, 8 mai et Noël — ce qui simplifie les plannings mais ne dispense pas de vérifier vos obligations. Un jour férié mal traité en paie, c’est une anomalie dans la DSN et un risque prud’homal. Voici le calendrier complet avec les pontages possibles et ce que vous devez contrôler sur chaque bulletin.
| Jour de l’an | Jeudi 1er janvier |
| Lundi de Pâques | Lundi 6 avril |
| Fête du travail | Vendredi 1er mai |
| 8 mai 1945 | Vendredi 8 mai |
| Jeudi de l’Ascension | Jeudi 14 mai |
| Lundi de Pentecôte | Lundi 25 mai |
| Fête nationale | Mardi 14 juillet |
| Assomption | Samedi 15 août |
| La Toussaint | Dimanche 1er novembre |
| Armistice | Mercredi 11 novembre |
| Noël | Vendredi 25 décembre |
En 2026, les salariés bénéficient de 11 jours fériés légaux. Contrairement aux années précédentes, la majorité d’entre eux tombent en semaine, ce qui facilite l’organisation des ponts.
Les dates à retenir : 1er janvier (jeudi), 6 avril (lundi de Pâques), 1er mai (vendredi), 8 mai (vendredi), 14 mai (jeudi d’Ascension), 25 mai (lundi de Pentecôte), 14 juillet (mardi), 15 août (samedi), 1er novembre (dimanche), 11 novembre (mercredi), 25 décembre (vendredi).
Les régions d’Alsace-Moselle disposent de 2 jours fériés supplémentaires : le Vendredi Saint (3 avril) et la Saint-Étienne (26 décembre). En tant que patron, vous devez vérifier les conventions collectives applicables, car certaines branches prévoient des règles spécifiques.
Ascension, 14 juillet, Toussaint : comment gérer les ponts en 2026 ?
Deux jours fériés de 2026 se prêtent à un pont.
L’Ascension tombe le jeudi 14 mai — un pont le vendredi 15 est possible si votre convention collective ou un accord d’entreprise le prévoit.
Le 14 juillet tombe un mardi — un pont le lundi 13 est envisageable dans les mêmes conditions.
Un pont accordé sans base conventionnelle ou contractuelle est une prise de risque : l’employeur ne peut pas imposer la récupération des heures sur un pont accordé unilatéralement sans accord préalable. Vérifiez votre convention collective avant de communiquer le calendrier à vos salariés.
Jours fériés et paie : les 3 erreurs qui génèrent des anomalies DSN
Seul le 1er mai est obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés. Pour les dix autres jours fériés, c’est votre convention collective qui s’applique. Trois erreurs revenaient systématiquement lors des audits de paie. Première : oublier la majoration conventionnelle — souvent 100% — pour les salariés qui travaillent un jour férié. Deuxième : traiter un jour férié comme un jour d’absence ordinaire et l’imputer à tort sur les compteurs de congés payés. Troisième : ne pas adapter le nombre de jours calendaires déclaré dans la DSN, ce qui fausse le calcul de l’assiette plafonnée et génère une anomalie URSSAF. Depuis 2026, ces anomalies non corrigées peuvent faire l’objet d’une correction automatique via la DSN de substitution.
Impact des jours fériés sur la paie et la DSN
Un jour férié est obligatoirement rémunéré selon le contrat de travail du salarié. Si un salarié travaille habituellement ce jour, il perçoit son salaire normal + une indemnité complémentaire (selon la convention collective). En DSN, les jours fériés sont déclarés via le code type de personnel (CTP) adapté, en bloc S21 avec les bonifications adéquates.
Attention : depuis 2026, le code CTP 430 (repos compensateur) a été précisé dans le cahier technique DSN 4.9. Si vous gérez des salariés avec repos compensateur ou régimes spéciaux (RATP, secteur public), vérifiez que vos déclarations utilisent les bons codes. La DSN de substitution, effective depuis mars 2026, permet à l’URSSAF de corriger certaines erreurs d’office — mais vous avez jusqu’au 23 mai 2026 pour contester ou corriger vous-même.
Voir Facturation en DSN, assiette de paie et congés payés : erreurs à éviter et sécurisation
Vos bulletins de paie intègrent-ils correctement les jours fériés ? ?
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